Depuis la création du DPE en 2006, l’électricité était affectée d’un coefficient de 2,58 pour convertir l’énergie finale en énergie primaire.
Ce chiffre n’a jamais été choisi au hasard.
Il résulte d’un calcul scientifique, fondé sur :
le rendement réel des centrales de production (nucléaire et thermique ≈ 30 à 35 %),
les pertes liées à la transformation,
les pertes de transport et de distribution sur le réseau.
👉 En clair : pour fournir 1 kWh d’électricité au compteur, il faut produire environ 2,58 kWh en amont.
Ce n’est ni une opinion, ni une idéologie, mais une réalité physique mesurée.
Ce coefficient permettait une comparaison cohérente entre les énergies (gaz, fioul, électricité) et reflétait l’impact réel des usages sur le système énergétique global.
En juillet 2021, le coefficient est abaissé à 2,3.
Officiellement : amélioration du mix électrique.
Dans les faits : des millions de logements électriques classés F ou G, une pression massive des bailleurs, et la peur d’un blocage du marché locatif.
Ce premier ajustement pouvait encore se défendre comme un compromis optimiste.
Et là, il faut être clair :
➡️ aucune révolution technologique n’a eu lieu dans les centrales.
➡️ Les rendements physiques n’ont pas changé.
➡️ Les pertes réseau existent toujours.
Le système électrique français n’est pas devenu miraculeusement plus efficace.
Le coefficient 1,9 ne traduit donc plus une réalité énergétique, mais un choix politique assumé :
reclasser artificiellement des logements,
rendre compatibles les objectifs réglementaires,
éviter une crise sociale et immobilière.
Le DPE, conçu à l’origine comme un outil d’analyse énergétique, est progressivement devenu un outil de régulation du marché immobilier.
Le bâti n’est pas plus performant.
Les logements ne consomment pas moins.
👉 Seule la règle de calcul a changé.
Les électrons, eux, n’ont pas reçu la circulaire ministérielle.
Chez Experts et Associés, nous continuons de rappeler une évidence :
Modifier un coefficient ne modifie ni les lois de la physique, ni les consommations réelles, ni les contraintes techniques du bâti.
La rénovation énergétique mérite :
de la cohérence technique,
de la transparence,
et du respect pour l’intelligence des professionnels et des occupants.
Changer les chiffres pour rendre la réalité plus acceptable n’est pas une transition énergétique.
C’est un ajustement comptable.


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